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L’eco testing : pour la maîtrise des substances dangereuses dans les véhicules

L’éco-testing est la recherche par moyens analytiques des substances dangereuses (mise en cause de la santé du consommateur et/ou l’intégrité de l’environnement) dans les biens de grande consommation. Parmi la liste de produits considérés comme dangereux par la réglementation européenne certains concernent le véhicule : l’amiante dans les plaquettes de frein, le plomb dans le tableau de bord, les métaux lourds dans la peinture…
Les laboratoires SGS proposent des tests permettant de détecter la présence de ces différentes substances.

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Le secteur automobile diversifie ses démarches qualité et environnement

De son assemblage, en passant par sa vente, sa réparation, sa destruction ou son recyclage, la vie d’une automobile traverse de multiples étapes. D’autres activités très diverses comme la vente de pneumatiques ou l’expertise automobile peuvent s’y associer.  Toutes ces activités sont régies par des contraintes qualitatives mais aussi environnementales. Avec ses différentes prestations de certification toutes accréditées, SGS intervient à toutes les étapes de la vie du véhicule.

Fabrication du véhicule : la certification ISO TS 16949 incontournable pour les sous-traitants
La fabrication d’une automobile fait intervenir de nombreux professionnels. Afin de maîtriser les fournisseurs et d’assurer une parfaite traçabilité, l’IATF (International Automotive Task Force) qui regroupe les constructeurs automobiles tels que BMW, Daimler Chrysler, FIAT, Ford, General Motors, PSA CITROEN, Renault SA et les équipementiers, a élaboré en collaboration avec ISO le référentiel ISO TS 16949 à destination des sous traitants automobiles (entreprises de conception, production et services du domaine). Ce référentiel basé sur les principes de l’approche ISO 9001 :2000, reprend les exigences spécifiques des constructeurs et équipementiers automobiles, concernant la traçabilité, le Processus ou encore la maîtrise des risques au travers de l’AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leurs Criticités). Né de l’harmonisation des référentiels européens et nord-américains tels que l’EAQF, l’AVSQ : 94, le VDA 6.1 ou le QS 9000, ce référentiel ne remplace donc pas ceux-ci mais s’y substitue. SGS certifie les sous-traitants automobiles sur la base de ce référentiel depuis la publication de sa première édition en 1999. Le groupe a déjà certifié plus d’une centaine d’entreprises dans le monde comme Valéo en France, Johnson Controls Automotive en Grande Bretagne ou Dow Automotive AG en Suisse.
Cette certification simplifie les démarches des sous-traitants qui obtiennent une reconnaissance pour l’ensemble des pays du monde et par conséquent réduit le nombre d’audit tierce partie.

Vente et réparation : QUALICERT valorise la qualité des engagements de services
Une fois fabriqué, le véhicule est distribué chez des concessionnaires. Avec ses changements de propriétaires, ses diverses réparations et sa démolition, il passera entre les mains de multiples professionnels. Le CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile) qui représente toutes les professions du secteur automobile a souhaité valoriser les prestations de service de six de ses branches, en s’appuyant sur des référentiels de certification de services. Ainsi, les concessionnaires automobiles et les carrossiers ont notamment leur propre référentiel.
Mais d’autres prestations associées sont attentives à la certification de services. La CSNEAF (Chambre Syndicale Nationale des Experts en Automobile de France) est à l’origine du référentiel « Expertise Automobile » validé le 5 mai 2000. Première chambre syndicale du métier créée en France en 1931, la CSNEAF compte 1025 adhérents automobiles. Pour son vice président Paul André Saulou « L’expert est un technicien spécialiste en matière automobile. Il est chargé de rechercher l’origine d’un dommage en cas de sinistre, d’en calculer le coût des réparations, de déterminer la valeur du véhicule endommagé. Il dresse un rapport d’expertise. L’expert se trouve au centre d’un triangle formé par l’assuré, l’assureur et le réparateur. » Pour lui il était important de développer la certification de services car « Il fallait répondre à un besoin croissant de qualité et à cet effet, établir des normes permettant de mesurer le niveau existant, de tendre vers une amélioration des services fournis et de garantir des résultats homogènes ».
Mais à ces engagements de qualité de service s’ajoutent des engagements environnementaux.

Traitement des véhicules hors d’usage, collecte et traitement des pneus usagés : des engagements environnementaux
Le référentiel « Traitement des véhicules hors d’usage » est le premier référentiel élaboré en 1995 par le CNPA. Aujourd’hui à sa troisième version, il a permis à la profession de considérablement améliorer ses prestations mais aussi de se préparer aux nouvelles réglementations. Pour Patrick Poincelet président de la branche démolisseur depuis 2001 :  « la certification de services nous permet de mettre en avant notre capacité à répondre aux besoins, en évolution permanente, de nos interlocuteurs et garantir l’avenir de notre métier en nous professionnalisant ». En effet, en s’engageant dans cette démarche, les démolisseurs de véhicules ont pu anticiper les réglementations européennes au niveau de l’environnement permettant ainsi à 350 professionnels de moderniser et pérenniser leur activité.

A l’instar du CNPA, d’autres métiers et d’autres syndicats se sont appuyés sur la certification de services pour améliorer la qualité de leurs prestations et leurs engagements environnementaux. Comptant environ 300 adhérents (négociants spécialistes du pneumatique, entreprises exerçant la récupération des pneumatiques usagés et leur revente en l’état, le rechapage et les fabricants de pneumatiques), le syndicat « Les Professionnels du Pneu », a développé une action collective d’amélioration de la qualité de ses adhérents et fait reconnaître officiellement, par un organisme tiers, leur professionnalisme en s’appuyant sur le référentiel "Vente de pneumatiques, de produits et prestations de services annexes ». Avec des services qui vont de la simple vente de pneumatiques à la gestion complète d’un parc pour les poids lourds, le Groupement G6, constitué de 244 points de vente répartis sur l’ensemble du territoire, s’est engagé le premier dans la démarche : aujourd’hui 42 points de vente ont obtenu le certificat.
De leur côté, les manufacturiers ont initié une démarche destinée aux collecteurs, aux carcassiers, aux transformateurs et aux valorisateurs de pneumatiques usagés. La réflexion a débuté en 1993 lorsqu’ils ont fondé l’association APURE, dont la principale mission consistait à représenter la profession auprès des pouvoirs publics dans la rédaction du décret "Pneus Usagés". Par la suite APURE a rédigé le référentiel "Collecte et Traitement de Pneumatiques usagés" qui a été validé en octobre 2000 par un comité de certification spécifique associant prestataires de service, pouvoirs publics, détenteurs de pneumatiques usagés, consommateurs, syndicats professionnels et experts du secteur. Depuis, ALIAPUR, devenue société commerciale a mis en place une filière permettant de collecter et de valoriser les pneumatiques usagés à hauteur des quantités de produits neufs mis sur le marché. Elle sélectionne les prestataires, développe la filière et s’est dotée d’une cellule recherche et développement en charge de la valorisation des pneumatiques.
Avec ces différentes démarches, le groupe SGS appréhende les problématiques de l’ensemble des acteurs du secteur automobile. En proposant l’eco-testing, il renforce ses prestations.