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Eurepgap, pour une agriculture fiable et durable

Le référentiel EUREPGAP (Euro-Retailer Produce Working Group - Good Agricultural Practice) des bonnes pratiques agricoles a été créé en 1997 à l’initiative de certains grands distributeurs comme Sainsbury ou Tesco. Révisé en septembre 2003, il répond aux préoccupations actuelles des consommateurs sur la sécurité alimentaire, les conditions de travail et la protection de l’environnement en encourageant la mise en place de systèmes de production agricole maîtrisés à l’échelle mondiale.

EUREPGAP s’applique à tous les produits agricoles frais d’origine végétale non élaborés, destinés à la consommation humaine. Il s’appuie sur trois concepts que les exploitants agricoles doivent respecter. Le premier porte sur la sécurité alimentaire et repose sur les principes de l’HACCP, Hazard Analysis Critical Control Point. Le deuxième concerne les conditions de travail au niveau de la sécurité et la santé des ouvriers agricoles. Le troisième concept est fondé sur la protection de l’environnement, par la mise en pratique des « Bonnes Pratiques Agricoles ». L’objectif de ce référentiel, géré par le secrétariat EUREPGAP de l’entité FoodPLUS, est de permettre aux grands distributeurs européens d’harmoniser leurs exigences dans ces trois domaines.

Un standard de référence pour la production
Le référentiel EUREPGAP engage les producteurs à améliorer leurs techniques de production afin de promouvoir, au sein de l’Europe et dans le monde, l’utilisation minimale de produits chimiques. Il s’inscrit dans le débat actuel sur l’alimentation, lié aux nombreuses crises alimentaires (ESB, arrivée des OGM etc.) et est un moyen pour les producteurs d’augmenter la confiance des consommateurs en adoptant une attitude responsable. Pour ce faire, EUREPGAP délivre des licences à des organismes certificateurs, tels que SGS, et les habilite à délivrer eux-mêmes des certificats conformes au référentiel. Ceux-ci sont valables un an dans le champ d’application mentionné. Les organismes certificateurs prennent la décision finale de délivrer les certificats et ont aussi le pouvoir de les maintenir ou de les retirer.

EUREPGAP a trois grands types d’adhérents : les distributeurs, les fournisseurs et les associés (consultants, organismes certificateurs et autres). Les fournisseurs, les plus concernés par cette démarche, sont répartis en deux catégories : les producteurs individuels et les groupements de producteurs. Une troisième catégorie englobe les producteurs individuels ou groupements de producteurs affiliés à un programme agro-environnemental. Elle leur permet de s’engager dans la certification, à condition que leur programme ait réussi l’évaluation comparative avec le référentiel EUREPGAP (benchmarking). Bien entendu, pour obtenir la certification, chacun de ces candidats est obligé de s’inscrire auprès d’un organisme certificateur, pour une durée révisée chaque année et pouvant aller jusqu’à 3 ans.

La conformité au référentiel Fruits et légumes frais comprend trois niveaux que le candidat doit mettre en oeuvre afin d’obtenir la reconnaissance d’EUREPGAP : les exigences majeures, les exigences mineures et les recommandations. Ces trois niveaux sont eux-mêmes basés sur des points de contrôle qui doivent être satisfaits par le demandeur. Ainsi, la conformité aux exigences majeures doit être totale (100%), celle aux exigences mineures applicables d’au moins 95% et celle aux recommandations n’a pas été fixée. Par ailleurs, plusieurs options de certification sont proposées aux fournisseurs cités précédemment : la « certification individuelle », la « certification de groupements de producteurs » et les « certifications sur évaluation comparative (benchmarking)».

SGS France vient d’obtenir son accréditation par le Cofrac

En tant qu’organisme certificateur, le groupe SGS a déjà attribué des certificats de conformité au programme EUREPGAP pour le champ d’application « Fruits et légumes frais », sous accréditation néerlandaise (via SGS Pays-Bas). Aussi, SGS ICS France a été récemment reconnue par EUREPGAP et vient d’obtenir le 8 juillet 2004 son accréditation par le Cofrac (Comité Français d’Accréditation. Les entreprises déjà engagées ou certifiées par SGS produisent des fruits et légumes tels que la pomme, le kiwi, le melon, la fraise, la pêche, l’abricot, la nectarine, la salade, le maïs doux et la carotte.

4 questions à Angelo Lazo, Responsable de la coordination des Organismes de Certification au sein du secrétariat d’EUREPGAP :

1. Quel est le nombre de producteurs français engagés dans la démarche EUREPGAP ?
Ils sont dernièrement au nombre de 332.

2. De quels secteurs sont-ils issus ?
Ils sont issus de secteurs tels que la pomme, l’abricot, la myrtille, la prune, le kiwi, la cerise, les herbes aromatiques, la carotte, la salade, le melon, la nectarine, la pêche, la poire, la pomme de terre, le maïs doux et la tomate.

3. Quelles sont leurs motivations ?
Les producteurs français souhaitent utiliser la démarche EUREPGAP pour répondre aux exigences du marché, participer à un système mondial et avoir accès au marché européen, tout en satisfaisant à la demande du certificat EUREPGAP ainsi qu’aux lois nationales et européennes.

4. Pouvez-vous nous citer quelques exemples de sociétés françaises engagées ?
Pomanjou International, Blue Whale, Albafruit, Chanabel, Cosama Berry et bien d’autres encore.

5. Avez-vous prévu des extensions du référentiel à d’autres produits alimentaires ?
A côté des fruits et légumes, il existe déjà des référentiels dans le secteur des bovins, ovins, porcs et volailles ("integrated farm assurance"), des saumons ("integrated aquaculture assurance"), du café ("green coffee") et des fleurs et plantes ornementales ("flower and ornamentals").

Contact : Email – Tél. : 01 41 24 89 39