Faites Le Point Sur Le Risque Legionnelle
Le nombre de cas de légionellose rencontré en France reste important, comme par exemple dernièrement à Lyon, avec des contaminations observées tout au long de l’année et une pointe en période estivale liée à des températures plus élevées, des tours aéroréfrigérantes et des systèmes de climatisation qui tournent à plein régime et des conditions météorologiques plus favorables à la dispersion des vésicules issues des tours. Pour faire face à ce risque, le décret n° 2004-1331 du 1er décembre 2004, modifiant la nomenclature des installations classées en créant la rubrique n°2921 pour les installations de refroidissement par dispersion d’eau dans un flux d’air et les Arrêtés du 13 décembre 2004 relatifs aux prescriptions de déclaration et d’autorisation, précisent les obligations relatives aux installations de refroidissement par dispersion d’eau dans un flux d’air, connu sous TAR (tour aéroréfrigérante).
Désormais, ces installations classées répondent à des règles strictes telles que :
L’application de ces règles est contrôlée par les DRIRE sous la responsabilité du Préfet qui a pouvoir pour fermer une installation en cas de non respect.
CLASSEMENT DES TAR ET RUBRIQUE SUPPLEMENTAIRE 2921
Le décret de nomenclature a été modifié par le décret du 01/12/2004 pour créer une rubrique supplémentaire, spécifique des installations de refroidissement par dispersion d’eau dans un flux d’air : la rubrique 2921. A bien distinguer de l’installation de réfrigération classée le cas échéant en rubrique 2920.
Le classement des TAR est effectué en fonction de la puissance électrique installée et est précisé dans l’arrêté du 13 décembre 2004 :
| Rubrique | Type de circuit | Puissance Kw * | Classement |
| 2921-1 | Circuit ouvert | <2000 >=2000 |
Déclaration Autorisation |
| 2921-2 | Circuit primaire fermé |
Déclaration |
* Puissance maximale thermique évacuée maximale
Nota. - Une installation est de type "circuit primaire fermé " lorsque l'eau dispersée dans l'air refroidit un fluide au travers d'un ou plusieurs échangeurs thermiques étanches situés à I'intérieur de la tour de refroidissement ou accolés à celle-ci ; tout contact direct est rendu impossible entre l'eau dispersée dans la tour et le fluide traversant le ou les échangeurs thermiques.
Le régime administratif de chaque TAR doit être déterminé par établissement :
2 méthodes d’analyses : PCR, NFT 90-431. Quels sont les avantages et les inconvénients ?
| Méthode | PCR NFT | 90-431 |
| Délais | Résultat définitif en 48H | Résultat provisoire confirmé à partir de 5 jours en cas de dépassement de seuil. Résultat définitif entre 10 et 12 jours |
| AFNOR | En cours de normalisation | Normalisée |
Principe |
Reconnaissance et amplification d’une séquence d’ADN d’un gène spécifique de la bactérie recherchée (Legionella spp ou Legionella pneumophila) Détection et quanti fication en temps réel des copies d’ADN amplifiées par une sonde fluorescente spécifique |
Mise en culture d’un extrait de l’échantillon et dénombrement des bactéries capables de se développer sur un milieu sélectif |
| Population bactérienne ciblée | Tous les fragments de bactéries : les bactéries viables, mais aussi |
Seulement les bactéries les plus vigoureuses capables de se développer rapidement en culture : les plus immédiatement dangereuses |
Quantification |
Quantification du nombre de copies issue d’une bactérie Legionella ou Legionella pneumophila. Résultat en UG/l : unité génome |
Confirmation de l’espèce Legionella sur milieux spécifiques et du genre pneumophila par tests biochimiques. Résultats en UFC/l : unités formant colonie |
Fiabilité |
Méthode très sensible (détection de quelques copies de génome) Pas de problème de flore interférente |
Limite de quantification de 250UFC/l pour les eaux propres et 500UFC/l pour les eaux turbides. La présence de flore interférente en quantité importante peu gêner l’analyse |
Fréquence d’analyse.
Les fréquences varient en fonction des résultats obtenus, ils sont au minimum selon le tableau ci-dessous. Information de la DRIRE dans les meilleurs délais pour tout dépassement de 1000 légionelles sp.
| Fréquence (pendant le fonctionnement) | déclaration | autorisation | durée de la surveillance |
| Initial | bimestrielle | mensuelle | 12 mois continus < 1000 légionelles sp |
| suivieaprès | trimestrielle | trimestrielle | 12 mois continus < 1000 légionelles sp |
| résultats hors norme, flore parasite, résultat > 1000 | Minimum bimestrielle | Minimum mensuelle | 12 mois continus < 1000 légionelles sp |
Legionella specie, en UFC, selon la norme NF T90-431, par laboratoire COFRAC
Point de prélèvement, point repéré, représentatif, hors affluence directe de l'eau d'appoint
SGS Multilab : partenaire sur l’ensemble de la chaîne de prévention de la légionellose
Agréé et reconnu par les autorités de référence (ministère de l’environnement, DRIRE, Cofrac…), SGS Multilab propose à ses clients une offre complète sur l’ensemble de la chaîne de prévention de la légionellose :
Doté d’un réseau national d’agences de prélèvement et de laboratoires, SGS Multilab est à même d’assurer des prestations de surveillance environnementale (eau, air, sols, déchets) sur l’ensemble du territoire.
Fort de son expérience, chaque année, SGS Multilab analyse plus de 15 000 échantillons de légionelles.