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Le développement touristique des régions de France s’appuie sur la valorisation du patrimoine naturel avec depuis quelques années une forte croissance de la demande concernant le tourisme « vert ».
Effet 35 h avec les week-ends prolongés, réduction de la durée des séjours, attrait pour l’hôtellerie de plein air… l’ offre au niveau de ce type de produit touristique a du aussi s’adapter !
Parmi les activités proposées, les loisirs nautiques constituent pour certaines régions un axe de développement privilégiant la découverte d’un patrimoine à travers les randonnées nautiques (canoës, promenades en barques etc ...), la mise en valeur de plans d’eau intérieurs (ski nautique) ou le farniente le temps de la baignade. La pratique de tels loisirs nécessite bien entendu des eaux de qualité conforme aux usages et bien des collectivités ont du faire face à des exigences dont elles ignoraient parfois jusqu’ à l’existence … C’est le cas en particulier des baignades aménagées en cours d’eau ou plans d’eau, qui subissent l’impact des activités humaines à proximité, bien antérieures à la vocation touristique affichée !
QU’EN EST-IL DE LA QUALITE REQUISE ? Le décret 81 324 du 7 avril 1981 (modifié par le décret du 91 980 du 20 septembre 1991) fixe les normes d’hygiène et de sécurité applicables aux piscines et aux baignades aménagées … Dans bien des cas, les paramètres de contrôle microbiologiques, appelés « germes témoins de contamination fécale » constituent des facteurs limitant pour la pratique des loisirs nautiques en dépassant les seuils réglementaires fixés par le législateur.
QUE SIGNIFIE CETTE NOTION DE GERMES TEMOINS ? La pollution microbiologique est due à la présence dans l’eau de micro organismes tels que virus, bactéries, parasites et champignons, … dont certains sont pathogènes et qui proviennent essentiellement des activités humaines et des déjections animales. La réalisation d’analyses bactériologiques sur des échantillons d’eau prélevés sur les lieux de baignade ou d’activités nautiques permet de rechercher spécifiquement des germes tels que Eschérichia Coli ou les entérocoques. Si ces germes présentent peu de risques pour les utilisateurs, ils peuvent indiquer la présence simultanée de germes pathogènes pour l’homme à l’origine de certaines pathologies (gastro entérites, hépatites, troubles O.R.L …). Les rivières constituent un environnement peu favorable pour les germes pathogènes. Leur temps de survie dépend des conditions de milieu et l’action conjuguée de la température et des UV constituent des facteurs limitant. Par contre la présence de matières organiques, de matières en suspension peut limiter leur effet naturel de stérilisation.
QUELLES SONT LES SOURCES POTENTIELLES DE CONTAMINATION ? Les rejets d’eaux usées domestiques constituent la cause majoritaire des contaminations observées ! Les débordements de réseaux d’assainissement, qu’ils soient structurels (réseaux unitaires) ou accidentels (pannes d’électroéquipements) conduisent au déversement d’ effluents non traités au milieu naturel. Cependant en sortie de station d’épuration, sauf traitement spécifique (stérilisation par lampes UV, nanofiltration etc …) les microorganismes sont toujours présents en grand nombre. Rajoutons à cela les anomalies liées aux conditions météorologiques exceptionnelles, les ruissellements de surfaces souillées par temps d’orage, les déversements de lisiers … et on comprendra les difficultés pour observer en tout moment des niveaux de qualité bactériologique conformes aux exigences de l’usager.
LE LABORATOIRE : UN OUTIL POUR LE DIAGNOSTIC ET LA RECONQUETE DE LA QUALITE DES EAUX … La recherche des solutions à mettre en place pour la reconquête de la qualité des eaux nécessite une étape indispensable de diagnostic pour localiser les sources de contamination. A travers des campagnes de prélèvement et d’analyses : Par temps sec et par temps de pluie, encadrant les secteurs anthropisés, les zones d’élevage ou les activités industrielles …, dans le respect des contraintes liées aux problèmes d’acheminement des échantillons, aux délais de mise en route des analyses selon les normes en vigueur, la phase initiale de diagnostic va permettre d’identifier les apports.
Dans un deuxième temps, après interprétation des résultats, des recherches de solutions compensatoires vont devoir être réalisées par des bureaux d’étude spécialisés, afin de proposer des solutions techniques adaptées et d’en calculer le coût.
La troisième phase constitue, à l’issue des travaux, la phase de vérification des performances.
SGS MULTILAB AU SERVICE DES COLLECTIVITES ... Dans le cadre de ces activités, les laboratoires SGS Multilab associés à des bureaux d’étude ont travaillé sur certains cours d’eau afin de mettre en place les moyens pour atteindre des objectifs de qualité :
Le LOT La Truyère Le Gave de Pau La Nivelle L’ OUHABIA …
A l’issue de ces études de qualité menées depuis une dizaine d’années et suite aux efforts effectués par les collectivités pour tenir compte des exigences réglementaires, les premières campagnes de suivi après travaux vont être menées dès la prochaine saison estivale.
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